Haïti a retrouvé, mardi 18 novembre, les lumières de la scène mondiale. En battant le Nicaragua (2-0), la sélection haïtienne a validé son billet pour la Coupe du monde 2026. Une première depuis 1974. Et un succès chargé de symboles, obtenu un 18 novembre, jour de commémoration de la bataille de Vertières, événement fondateur de l’indépendance du pays
Cette qualification intervient au terme d’un parcours peu commun. Depuis plus de trois ans, Haïti évolue loin de son public. Le pays traverse une période d’instabilité majeure depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse, en 2021. À Port-au-Prince, près de 85 % de la capitale est désormais contrôlée par des groupes armés. Le stade national, lui, a été occupé par des gangs en mars 2024. La sélection n’y a plus disputé de rencontre depuis juillet 2021.
Contraints de jouer à l’étranger, les Grenadiers ont dû composer avec des déplacements complexes, une préparation morcelée et des conditions de travail limitées. Malgré cela, les Haïtiens ont su maintenir le cap, s’appuyant sur une solidarité de groupe et une détermination saluée par tout le pays.
Le succès face au Nicaragua vient récompenser cette persévérance. Deux buts, une prestation maîtrisée, et au bout un ticket mondial qui suscite un immense élan de fierté nationale.
Cinquante ans après leur unique participation, les Grenadiers retrouveront la Coupe du monde. Une qualification rare, presque improbable au regard du contexte, mais qui offre au pays une parenthèse d’espoir et d’unité, à un moment où il en a plus que jamais besoin.
Mondial 2026 : Haïti se qualifie sans jouer à domicile
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