À l’occasion du 39e anniversaire de la Constitution de 1987, l’ancien président du Sénat, Simon Dieuseul Desras, alerte sur l’état critique de la démocratie haïtienne.
Dans un message solennel, il rappelle que ce texte fondateur, adopté après la dictature, devait garantir libertés, justice sociale et équilibre des pouvoirs. Mais aujourd’hui, selon lui, ces principes sont largement bafoués. Il dénonce une crise profonde marquée par l’insécurité, l’absence d’élections depuis plusieurs années et l’effondrement progressif des institutions républicaines.
L’ancien parlementaire pointe également du doigt le « Pacte de gouvernabilité » proposé par Fils-Aimé. Il y voit une tentative de concentration du pouvoir, sans véritable consultation populaire ni mécanismes de contrôle, ouvrant la voie à une dérive autoritaire.
« Nous ne sommes plus dans une transition de consensus, mais dans une captation du pouvoir », estime-t-il, évoquant un pays privé de ses élus et plongé dans un vide institutionnel inédit.
Face à cette situation, Simon Dieuseul Desras appelle à un sursaut national. Il invite les forces vives — jeunesse, société civile et acteurs politiques — à se mobiliser pour restaurer l’ordre constitutionnel, relancer le processus démocratique et reconstruire l’État.
Malgré la gravité du moment, il se veut porteur d’espoir : Haïti peut encore se relever, à condition de faire preuve d’unité, de courage et de responsabilité collective.
« La solution sera haïtienne ou elle ne sera pas », conclut-il, appelant à une nouvelle solidarité nationale pour sortir le pays de l’impasse.
Simon Dieuseul Desras appelle au sursaut pour les 39 ans de la Constitution de 1987
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