L’Institut national pour la défense des droits économiques, sociaux et culturels (INDDESC) a rendu public, lundi 1ᵉʳ décembre, un rapport dans lequel il pointe l’absence de réaction de l’État après plusieurs rencontres tenues avec le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) et le Fonds national de l’Éducation (FNE). Au cœur des échanges : l’état critique de plusieurs écoles publiques du département du Sud-Est, en particulier dans la commune de Bainet.
Selon l’organisation, des documents détaillés avaient été transmis depuis plusieurs mois aux autorités concernées, à la suite de différentes enquêtes de terrain. Ces démarches n’auraient pour l’heure produit aucun effet. « Aucune mesure concrète n’a été adoptée pour réhabiliter les établissements concernés », regrette l’INDDESC dans son rapport.
Sur place, le constat est sévère. Certains bâtiments menacent de s’effondrer, les salles de classe manquent de bancs, de tableaux et de matériel pédagogique. Dans plusieurs écoles, les conditions de sécurité sont jugées insuffisantes pour garantir un fonctionnement normal. Les élèves poursuivent pourtant leur scolarité tant bien que mal, parfois dans des structures dépourvues de portes, de fenêtres ou de sanitaires.
L’organisation rappelle que l’accès à une éducation de qualité relève d’un droit fondamental. Elle appelle l’État à agir « sans délai » pour offrir aux enfants du Sud-Est un environnement d’apprentissage « digne, sécurisé et conforme aux normes ». Pour l’INDDESC, la réhabilitation de ces écoles doit devenir une priorité nationale, au même titre que la protection des élèves et du personnel enseignant.
Sud-Est : l’INDDESC dénonce l’inaction de l’État face aux écoles publiques délabrées
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