Figure emblématique d’un rap conscient et percutant, Kery James signe son grand retour avec R.A.P., un album coup de poing. Dans un clip extrait de cet opus et diffusé cette semaine, l’artiste franco-haïtien exprime clairement son soutien à Haïti, à la Palestine et à l’Ukraine.
Cela faisait sept ans qu’on ne l’avait plus entendu, depuis la réédition de son disque J’rap encore. Le voilà de retour, plus militant et provocateur que jamais, avec son huitième album studio baptisé R.A.P., initiales de « Résistance. Amour. Poésie. »
Dans son dernier morceau ouvertement politique Je suis pas CNews, extrait de ce nouvel album, Kery James retourne au combat. Le rappeur français d’origine haïtienne ne mâche pas ses mots à propos de la Palestine : « On devrait supporter l’Ukraine et détester la Russie, mais l’horreur palestinienne, selon eux, il n’est pas question d’en parler ici », dénonce-t-il.
La Palestine n’est pas la seule au cœur de sa ligne de défense. Il prend également parti pour les peuples en grande difficulté, notamment celui d’Ayiti.
« J’suis Port-au-Prince, je suis Gaza, je suis Congo / Je suis Dakar, j’suis Burkina, j’suis Bamako », lance-t-il, concluant son refrain par une pique adressée à la France : « Je rêve d’une France où le mensonge serait pas toléré. »
Avec sa rage maîtrisée, sa lucidité et sa poésie habituelle, Kery James frappe une nouvelle fois fort. Fidèle à son engagement, il met sa voix au service de ceux qu’on n’entend pas et rappelle que son rap demeure, avant tout, une arme contre l’injustice.
L’expression « Je suis pas CNews » renvoie à une prise de position du rappeur, qui se démarque de certains médias et des débats qu’ils alimentent, notamment ceux portés par la chaîne CNews. Kery James y affirme son indépendance face à l’« esprit star-system » et aux diktats des industries culturelles et de l’État. Cette phrase symbolise son refus de se plier aux logiques commerciales et médiatiques, au profit de son authenticité et de sa liberté de parole.
« Je suis pas CNews » : Kery James monte au front pour Haïti, la Palestine et l’Ukraine
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