Les violences physiques et sexuelles atteignent un niveau particulièrement élevé dans le département du Sud-Est. Selon un rapport de l’organisation Fanm Deside, près de 500 victimes de violences conjugales ont été recensées depuis le début de l’année.
La montée des violences conjugales inquiète dans plusieurs communautés du département. D’après les données publiées par Fanm Deside, le Sud-Est présente un pourcentage alarmant de violences physiques, sexuelles et psychologiques. Entre janvier et novembre 2025, 472 femmes et 34 hommes, victimes de violences conjugales, ont sollicité le service VBG (Violence basée sur le genre) de l’organisation.
Ces chiffres ont été rendus publics à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes et des filles, mardi 25 novembre. Pour marquer cette date, la direction départementale du Ministère à la Condition féminine et aux Droits des femmes (MCFDF) du Sud-Est et l’organisation Fanm Deside ont réuni autorités locales, représentants d’institutions publiques et plusieurs organisations de la société civile autour d’une rencontre d’échanges sur les violences sexistes.
L’activité était placée cette année sous le thème : « Ann angaje nou nan bati yon repons miltisektoryèl pou pwoteksyon fanm ak tifi » (« Engageons-nous à construire une réponse multisectorielle pour la protection des femmes et des filles »).
