Le nom de l’ex-sénateur du Sud-Est, Joseph Lambert, a été cité mardi 13 octobre lors du procès du pasteur Christian Emmanuel Sanon à Miami sur l’assassinat de Jovenel Moïse. Quelques heures après la mention de son nom au tribunal, l’ex-président du Sénat s’est fendu d’un tweet pour tourner en dérision les accusations et clamer son innocence.
Dans sa publication, Joseph Lambert a utilisé un ton moqueur et sarcastique pour tourner en dérision des révélations qu’il juge absurdes. « Moi, Joseph Lambert, PM sans le savoir ? Première nouvelle ! Quelle plaisanterie !!! Que ce pays est éprouvant ! », a réagi avec ironie Joseph Lambert.
Une posture de décrédibilisation qui a balayé d’un revers de main les déclarations faites à la barre, avant qu’il n’adopte un registre nettement plus grave et solennel, indispensable pour rejeter catégoriquement toute implication dans le complot. « Jamais assassin, ni complice de coup d’État. Ils peuvent m’inventer un poste, en aucun cas réécrire ma conscience ni dénaturer mes convictions », a-t-il martelé, avant de réclamer, dans un élan de fermeté, justice pour l’ex-chef de l’État avec la formule réglementaire : « JISTIS POU JOVENEL ».
À noter que l’audience du mardi 13 octobre 2026 du procès de Christian Emmanuel Sanon aux États-Unis a mis en lumière les manœuvres politiques post-attentat des conspirateurs. L’enquête a révélé que dès le 8 juillet 2021, Joseph Félix Badio s’était mis en quête d’alliés politiques pour légitimer la prise de pouvoir.
Les enquêteurs ont dévoilé des communications datées du 8 juillet 2021. Celles-ci ont démontré que Joseph Félix Badio envisageait (imparfait pour une action en cours à cette époque-là) de propulser Joseph Lambert, alors président du Sénat, au poste de Premier ministre au sein d’un gouvernement de transition dirigé par Wendelle Coq.
